Les anticorps sont des outils extrêmement puissants de par leur spécificité et leur simplicité d’utilisation. Utilisés aussi bien pour la recherche, la purification, le diagnostic en santé humaine et animale, la détection et l’analyse de molécules, et depuis quelques années, comme outils thérapeutiques, les anticorps sont des outils essentiels.
Ainsi, des dizaines de milliers d’anticorps ont été développés contre toutes sortes d’antigènes.
Néanmoins, certains antigènes sont de nature peu immunogène (molécule de petite taille, protéine endogène, protéine présentant de fortes homologies avec des protéines de l’hôte,…), il est alors difficile de générer une réponse immune et des anticorps. Diverses stratégies sont couramment utilisées pour contourner le manque d’immunogénicité : utilisation de stratégies d’immunisation sophistiquées ou développement de banques d’anticorps recombinants. Ensuite, il n’est pas acquis que l’anticorps obtenu, bien que spécifique de l’antigène, reconnaisse spécifiquement la protéine choisie.
Confrontés à ces difficultés sur des antigènes traditionnellement problématiques, le Dr Krejci et son équipe du Centre d’Etude de la Sensori-Motricité (CESeM), Université Paris Descartes – CNRS UMR8194, Paris, France, ont souhaité développer une stratégie qui puisse être une alternative aux méthodes classiques.
On ne présente plus le LFB, mais pouvez-vous résumer ses missions en quelques mots ?
La disparition du centre national de la transfusion sanguine en 1994 a donné naissance à l’Etablissement Français du Sang (EFS) et au Laboratoire français du Fractionnement et des Biotechnologies (LFB). Le métier du LFB était alors centré sur le développement, la production et la commercialisation de médicaments dérivés du sang : Ig polyvalentes, facteurs de coagulation, albumine, protéine C, anti thrombine, … soit les protéines naturelles pouvant être extraites du plasma. Si cette activité existe toujours, le LFB a depuis élargi son activité aux molécules thérapeutiques issues des biotechnologies (anticorps monoclonaux, protéines issues de la transgénèse). Le LFB travaille essentiellement sur les pathologies graves et/ou rares. Le LFB a pour mission d’être un acteur clé de la santé publique en France. Cela nécessite un investissement important en R&D : le budget R&D annuel du LFB est d’environ 90 millions d’euros dont plus de la moitié est consacrée aux protéines recombinantes.
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Amélie Rafael présente le modèle Scop dans le quotidien Metro daté du lundi 25 avril 2010...Lire l'article
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